« Le Cœur du Christ est l’épiphanie de l’amour de Dieu. Par son incarnation dans laquelle se profile déjà la croix, Jésus manifeste l’amour du Père à travers sa vie d’homme.  Le Cœur de Jésus n’a été qu’une action de grâce au Père toute orientée vers la glorification suprême de la Croix et de la Résurrection. « Je te bénis, Père, d’avoir caché cela aux habiles et aux savants et de l’avoir révélé aux tout-petits. »

Constitutions n° 14

Constitutions n° 14

Constitutions n° 22

« La contemplation du Cœur du Christ transpercé nous entraîne par la puissance de la résurrection dans le mouvement par lequel le Christ s’est fait obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix, en se livrant à son Père pour les pécheurs. »

Constitutions n° 22

« Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché ».  

Gaudium et Spes n° 22

Gaudium et Spes n° 22

« Jésus nous a tous et chacun connus et aimés durant sa vie, son agonie et sa passion, et Il s’est livré pour chacun de nous : « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2,20). Il nous a aimés d’un cœur humain. Pour cette raison, le Cœur sacré de Jésus, transpercé par nos péchés et pour notre salut, « est considéré comme le signe et le symbole éminents… de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au Père éternel et à tous les hommes sans exception. »

CEC n° 478

« Le culte rendu à l’amour de Dieu et de Jésus Christ envers le genre humain sous le signe du Cœur transpercé du Rédempteur crucifié n’a jamais été complètement étranger à la piété des fidèles, même si ce n’est qu’à une époque relativement récente qu’il a été mis dans une claire lumière et répandu de façon étonnante aux quatre coins de l’Église. » 

Haurietis Aquas n°47

Haurietis Aquas n°47

Le culte du Sacré-Coeur

La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765.

Elle a été étendue à toute l’Église catholique par le pape Pie IX en 1856.
En 1899, le pape Léon XIII lui consacre toute l’humanité.

C’est le pape Pie XII qui, en 1956,  explicitera pour le « monde d’aujourd’hui » la théologie du Sacré-Cœur dans son encyclique Haurietis aquas in gaudio (« Vous puiserez les eaux dans la joie aux sources du Sauveur »).

En 1995, Jean-Paul II associe la fête du Sacré-Cœur à une journée de prière pour la sanctification des prêtres.
En 2011, lors des Journées mondiales de la jeunesse à Madrid, Benoît XVI consacre la jeunesse du monde entier au Sacré-Cœur de Jésus.

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Paroles des Papes sur le Sacré-Cœur

Extrait de la retraite spirituelle guidée par le pape François pour le jubilé des prêtres le 2 juin 2016

Le Cœur du Christ est le centre de la miséricorde.

Tweet du pape François pour la fête du Sacré-Cœur 2018

La fête du Sacré-Cœur nous rappelle que Dieu nous a aimés en premier : Lui nous attend toujours pour nous accueillir dans son cœur, dans son amour.

Extrait de l’audience générale de Benoît XVI du 7 juin 2006

Nous commençons aujourd’hui le mois de juin, dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Arrêtons-nous souvent pour contempler ce profond mystère de l’amour divin. Dans le Cœur du Rédempteur nous adorons l’amour de Dieu pour l’humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde .

Rendre un culte au Sacré Cœur du Christ signifie par conséquent adorer ce Cœur qui, après nous avoir aimés jusqu’au bout, fut transpercé par une lance et duquel, du haut de la Croix jaillit du sang et de l’eau, source intarissable de vie nouvelle.

Extrait du discours de Saint Jean-Paul II
lors de sa venue à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre  en juin 1980

Nous venons ici à la rencontre du Cœur transpercé pour nous, d’où jaillissent l’eau et le sang. C’est l’amour rédempteur, qui est à l’origine du salut, de notre salut, qui est à l’origine de l’Église.
Nous venons ici contempler l’amour du Seigneur Jésus : sa bonté compatissante pour tous durant sa vie terrestre ; son amour de prédilection pour les petits, les malades, les affligés. Contemplons son cœur brûlant d’amour pour son Père, dans la plénitude du Saint Esprit. Contemplons son amour infini, celui du Fils éternel, qui nous conduit jusqu’au mystère même de Dieu.

Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son Cœur comme la source de notre rédemption… A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce Cœur ” qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé “.
” Je vis, dit saint Paul, dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est livré pour moi ” (Ga 2, 2o). La méditation de l’amour du Seigneur passe nécessairement par celle de sa passion : ” Il s’est livré pour moi “. Ceci implique que chacun prenne conscience non seulement du péché du monde en général, mais de ce péché par lequel chacun est réellement en cause, négativement, dans les souffrances du Seigneur.
Cette méditation de l’amour manifesté dans la passion doit aussi nous conduire à vivre conformément aux exigences du baptême, à cette purification de notre être par l’eau jaillie du Cœur du Christ ; à vivre conformément à l’appel qu’il nous adresse chaque jour par sa grâce.

Ce mystère de l’amour du Christ, nous ne sommes pas appelés à le méditer et à le contempler seulement ; nous sommes appelés à y prendre part. C’est le mystère de la sainte Eucharistie, centre de notre foi, centre du culte que nous rendons à l’amour miséricordieux du Christ manifesté dans son Sacré-Cœur. Dans la sainte Eucharistie, nous communions au Christ lui-même, unique prêtre et unique hostie, qui nous entraîne dans le mouvement de son offrande et de son adoration, lui qui est la source de toute grâce. Puissions-nous tous ” puiser avec joie aux sources du salut ” (Is 12, 3), celles qui découlent de l’amour du Seigneur, mort et ressuscité pour nous.

Extraits de l’encyclique Haurietis Aquas in Gaudio
(Vous puiserez les eaux dans la joie aux sources du Sauveur)

sur le culte et la dévotion au Sacré-Cœur (1956) du pape Pie XII

 

Comme il est certain que Jésus-Christ a pris un corps véritable avec toutes les affections propres à celui-ci parmi lesquelles l’amour certes l’emporte sur toutes les autres, on ne saurait non plus douter qu’il n’ait eu un Cœur de chair semblable au nôtre.
n°22

La charité de l’auguste Trinité est le principe de la rédemption humaine, en tant que, débordant à flots sur la volonté humaine de Jésus Christ et son Cœur adorable, elle l’a déterminé, ému par cette même charité, à répandre son sang pour nous racheter de la captivité du péché : “Je dois recevoir un baptême et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli !”
n°46

Il est bien clair que c’est à l’Écriture, à la Tradition, et à la Liturgie que les fidèles doivent remonter, comme à la source limpide et profonde de ce culte.
n°55

Cette vérité fondamentale nous fait comprendre comment le Cœur du Christ est le Cœur d’une Personne divine, celle du Verbe Incarné, et que ce Cœur résume et nous met sous les yeux, pour ainsi dire, tout l’amour dont nous avons été et sommes encore aujourd’hui l’objet. C’est la raison pour laquelle on doit tellement estimer le culte du Sacré-Cœur qu’on voie dans sa pratique l’expression parfaite de la religion chrétienne. Celle-ci, en effet, est la religion de Jésus, fondée toute entière sur le Médiateur, homme et Dieu à la fois ; de sorte que l’on ne peut aller au Cœur de Dieu si ce n’est par le Cœur du Christ, qui a dit lui-même : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. Personne ne peut venir au Père, si ce n’est par moi? »
n°60

Si l’on pèse bien, en effet, les arguments sur lesquels se fonde le culte du Cœur transpercé de Jésus, il est évident pour tout le monde qu’il ne s’agit pas là d’une dévotion quelconque qu’il est loisible à chacun de sous estimer et de dédaigner, mais d’un hommage religieux apte entre tous à conduire à la perfection chrétienne
n°62