Il se fait au service de la communauté
et de l’accueil des retraitants

Une pauvreté au plus secret de notre cœur, suscitée par un élan dans la prière, des privations joyeuses, une authentique disponibilité, le sérieux d’une discipline de vie, nous aidera à rejoindre la condition de tout homme dont la loi fondamentale de vie est le travail, travail souvent pénible, dont le salaire permet de subvenir aux besoins de ceux dont il a la charge.

Constitutions n° 47

Vita Consecrata n° 6

« Aujourd’hui encore, les moines s’efforcent de concilier harmonieusement la vie intérieure et le travail dans l’engagement évangélique de la conversion des mœurs, de l’obéissance et de la stabilité, ainsi que dans la pratique assidue de la méditation de la Parole (lectio divina), de la célébration de la liturgie, de la prière ».

Vita Consecrata n° 6

Perfecte Caritatis n° 13

Perfecte Caritatis n° 13

« Que chaque religieux dans sa tâche, se sente astreint à la loi commune du travail et, tout en se procurant ainsi le nécessaire pour leur entretien et leurs œuvres, qu’ils rejettent tout souci excessif et se confient à la providence du Père des cieux (cf. Mt 6, 25). »

Extrait du constitution apostolique « Vultum Dei quaerere »

du Pape François (2016)

Le travail est aussi pour vous une participation à l’œuvre que Dieu créateur réalise dans le monde.

Ces activités vous mettent en étroite relation avec ceux qui travaillent avec responsabilité pour vivre du fruit de leurs mains (cf. Gn 3,19), pour contribuer à l’œuvre de la création et servir l’humanité ; en particulier cela vous rend solidaires des pauvres qui ne peuvent vivre sans travailler et qui souvent, bien que travaillant, ont besoin de l’aide providentielle de leurs frères.

Pour que le travail n’éteigne pas l’esprit de contemplation, comme les grands saints contemplatifs nous l’enseignent, et afin que votre vie soit « pauvre en fait et en esprit, laborieuse et sobre » comme vous l’impose votre profession avec le vœu solennel du conseil évangélique de pauvreté, le travail sera accompli avec dévotion et fidélité, sans se laisser conditionner par la mentalité d’efficacité et d’activisme de la culture contemporaine.

Que la devise de la tradition bénédictine « ora et labora » soit pour vous encore et toujours valable, qu’elle vous enseigne à trouver un rapport équilibré entre la tension vers l’Absolu et l’engagement dans la responsabilité quotidienne, entre la quiétude de la contemplation et la diligence du service.