Carême semaine 4

Carême semaine 4

Le Seigneur est mon berger :

je ne manque de rien.

Sur des prés d’herbe fraîche,

il me fait reposer.

 

Il me mène vers les eaux tranquilles

et me fait revivre ;

il me conduit par le juste chemin

pour l’honneur de son nom.

 

Si je traverse les ravins de la mort,

je ne crains aucun mal,

car tu es avec moi :

ton bâton me guide et me rassure.

 

Tu prépares la table pour moi

devant mes ennemis ;

tu répands le parfum sur ma tête,

ma coupe est débordante.

 

Grâce et bonheur m’accompagnent

tous les jours de ma vie ;

j’habiterai la maison du Seigneur

pour la durée de mes jours.

 

(Psaume 22)

Nous avions suivi Jésus au désert en commençant le Carême. Nous y étions encore la semaine dernière avec la Samaritaine. Nous voici soudainement conduits dans « de verts pâturages ». Eh oui, nous sommes bien à la quatrième borne de notre parcours ! Déroutant ce chemin de Carême !

Le psaume 22 de ce dimanche commence ainsi : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbes fraîches, il me fait reposer » (Ps 22, 1-2). Cette déclaration solennelle semble le fruit d’une expérience mûrie du psalmiste, peut-être même à grands frais. Certainement veut-il nous transmettre sa confiance en Dieu avant que nous soyons nous-mêmes abattus par l’épreuve.

Notre vie quotidienne et notre conversion portent avec elles leur lot d’inconfort, d’inconnues, de fatigues, d’épreuves, d’inquiétudes… comme cette pandémie à laquelle nul n’échappe. Le psalmiste nous avertit : gardons-nous de baisser les bras, la victoire surgira pour celui qui met sa confiance en Dieu. Rappelons-nous : « Il ne nous laisse jamais seuls », même s’il faut parfois du recul pour le voir.

Voici peut-être le maître-mot : l’abandon. Le psalmiste nous l’assure : «  Il [le Seigneur, mon berger] me conduit par le juste chemin » (v. 3b). Le Seigneur nous devance toujours, c’est « pour l’honneur de son Nom » (v. 3b) qu’il nous accorde sa protection. Il est notre berger, le vrai berger qui donne sa vie pour ses brebis (Jn 10).

Lorsque les événements nous assaillent, « Si je traverse les ravins de la mort »  pouvons-nous dire : « je ne crains aucun mal » ? Oui, parce que « Tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (v. 4). Oui, « Tu prépares la table pour moi, devant mes ennemis » (v. 4). Notre Dieu est un Dieu de grâce, de justice et de fidélité. « Tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante ».

 

« Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours » (v. 5). Et, si nous confiions notre vie au Seigneur, certainement nous serions plus sûrs du résultat !…

 

Ce dimanche « laetare » est celui de la joie. Cette joie ne sera pas provocatrice si elle jaillit d’un cœur pétri des merveilles que le Seigneur a faites et continue de faire. Elle sera la main tendue pour celui qui ploie sous le fardeau, elle sera une petite flamme d’espérance.

Et ensemble prions :

Seigneur, Tu es mon berger. Avec le psalmiste, je peux dire : « si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ». Oui, prenant du recul, je l’ai vu dans ma vie. Et voyant le poids peut-être de ces jours, je te dis :

 « Seigneur, je Te confie cela, à Toi d’y penser pour moi. »

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Lire l’Angélus donné par le Pape François ce 22 mars,
4ème dimanche du carême