premiers pas dans le carême : semaine 1

premiers pas dans le carême : semaine 1

En ce premier dimanche de Carême, nous voici au carrefour des chemins. Le sentier s’ouvre sur quarante jours de marche au désert. Serons-nous seuls ? Pas du tout, nous rejoignons le Seigneur, ou plutôt, c’est Lui qui nous y attend.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
Selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
Purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
Ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
Ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
Ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
Que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
Et ma bouche annoncera ta louange.

(Psaume 50)

Au seuil du désert, beaucoup de questions. De l’appréhension peut-être, mais un solide bâton de pèlerin en main. Alors, se présentent 3 mots : Conversion par le jeûne, la prière et l’aumône. Programme ascétique ? Sérieux, oui, regardons-y de près.

À l’ouverture de ce carême, le mercredi des Cendres, le prophète Joël nous lançait cet appel : « Revenez au Seigneur votre Dieu, car Il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (Jo 2, 13) et encore : « Annoncez une fête solennelle » (v. 15). Avions-nous associé le carême à une fête solennelle ? Saurons-nous réunir Anciens, petit enfants…  pour les inviter à cette fête solennelle (v. 15). Avons-nous posé sur la table nappe et fleurs pour ce temps de réjouissance ?! Le Seigneur est déroutant. Oui, c’est bien de cela dont il s’agit pour notre « conversion » : reprendre le bon chemin.

En première lecture nous est rappelé le péché d’Adam et Ève. L’assemblée répond avec le psaume 50 reprenant ainsi le psaume attribué à David après que Nathan lui ait montré son péché. Chacun est invité à reconnaître son péché. Il nous serait bien difficile de nous adresser à Dieu pour Lui demander d’effacer notre péché, si nous n’avions l’assurance de Sa miséricorde.

Notre supplique s’appuie sur Son amour (v. 3), notre confiance est totale « Lave-moi tout entier de ma faute » (v. 4) parce que grande est Sa miséricorde v. 3. La contrition brise le cœur : « Oui, je reconnais mes torts, j’ai toujours mon péché devant moi. Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à Tes yeux, je l’ai fait » (v. 5 et 6). Le cœur brisé et broyé nous fait mendier « un cœur pur, un esprit résolu » (v. 12). Et plus encore le cœur humble sait que seul, il ne gagnera pas le combat, mais qu’il a besoin de la présence de son Dieu : « Ne m’écarte pas de Ta présence, ne me reprends pas ton esprit saint » (v. 13).

Alors la joie peut éclater, la confiance repartir parce que nous avons fait l’expérience de la générosité (v. 14) infinie du Seigneur.

Après avoir goûté le pardon et la recréation qu’il apporte, le pénitent qui a retrouvé la vie, ne peut qu’annoncer à tous la douceur et la puissance de l’amour de Dieu. De son cœur déborde l’action de grâce. De ses lèvres retentit la louange. Comme la veuve de l’Évangile qui rassemble ses amies pour se réjouir avec elle parce qu’elle a retrouvé sa pièce d’argent (Lc 15, 8-10), ainsi le pécheur pardonné laisse sa joie résonner et appelle ses amis à se réjouir avec lui. Voici que la fête commence, une fête… solennelle !

Ensemble, prions ....

Seigneur, Ta miséricorde est infinie. Chaque jour, nous en faisons l’expérience. Fais-nous porter au monde cette Bonne Nouvelle : La puissance de l’amour de Dieu l’emporte sur celle du péché, comme « le fleuve impétueux du mal a moins de force que l’eau féconde du pardon » (Saint Jean-Paul II).

Nombre de catéchumènes ont dit avoir été touchés par la grâce de Dieu au travers de la miséricorde.

Avec toute l’Église, prions pour les catéchumènes de nos paroisses et du monde entier.


 

Sur notre diocèse,
137 jeunes de 12 à 18 ans et 176 adultes ont été appelés aux sacrements de l’initiation, “appel décisif”.

Prions pour eux.

 

Avec eux et pour eux, soyons porteurs de l’Amour et de la Justice du Christ, en toute circonstance et en toute confiance.

…Aussi, « n’ayons pas peur » et « en avant » !

Dans la Joie et l’humilité, soyons “contagieux du Christ” chaque jour, par nos petites actions, gestes, paroles, regards et sourires.

N’est-ce pas cela “vivre son baptême”?

Lire aussi l’Angélus donné par le Pape François ce 1er mars, 1er dimanche du carême …